
Les chercheurs de l’école Polytechnique de Montréal (Canada), de l’Université de Bâle (Suisse) et de FEMTO-ST ont modifié le graphène Kagomé en introduisant des radicaux π (des sites où un électron reste non apparié, créant ainsi des états magnétiques localisés). Le graphène Kagomé est constitué d’un réseau de triangles de carbone qui forment une structure en treillis. Cependant son caractère naturellement semi-conducteur empêche un contrôle précis de ses propriétés avec un champ électrique, limitant ainsi son potentiel pour des applications en électronique et en spintronique. Les chercheurs ont synthétisé une version modifiée du graphène Kagomé contenant des groupes carbonyle (C=O) et ont exposé cette structure à de l’hydrogène atomique, avant de chauffer l’ensemble pour transformer ces groupes en radicaux CH. En maîtrisant la densité et la distribution des radicaux, on pourrait concevoir des dispositifs capables de manipuler le spin des électrons à l’échelle nanométrique. Une avancée clé pour les futures applications en informatique quantique.
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